Vendredi 6 avril 5 06 /04 /Avr 01:32

 

Arrêt en Ukraine avec Culte de Lyubko Deresh.

Bienvenue à Midni Bouky, une petite ville étrange perdue dans les Carpates. Yurko Banzaï, un professeur de biologie inexpérimenté, y est envoyé pour faire ses premières armes. Il y remarque très vite Dartsia Borges, adolescente timide et rejetée de tous. Les cours passent, les journées se ressemblent. Mais très vite des phénomènes inquiétants se produisent. Les rues se vident, tout comme les salles de classe. Des rêves déconcertants s'enchaînent jusqu'à effacer la réalité elle-même...

Lyubko Deresh réussit un tour de force avec Culte - écrit quand il avait à peine seize ans - en nous entraînant dans un roman exubérant qui fait revivre la culture pop-rock musicale et littéraire. Hendrix, Led Zeppelin, Kerouac ou Burroughs sont les références incontournables de ce livre d'initiation léger et profond à la fois, qui dresse une critique ingénieuse d'une Ukraine post-communiste à la recherche de son identité. 

Personnellement, encore un livre avec un imaginaire débordant surfant sur une vague de réalisme, proche de la finesse d'un Haruki Murakami... s'il se mettait à décrire les scènes irréelles à la façon de son homologue Ryu! Prenant et dérangeant à la fois, on perd les pédales autant que le pauvre Banzaï à essayer de distinguer ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas... Les comportements des gens qui l'entourent qui tout d'un coup se désintègre dans le rêve, ou bien ses partenaires réels qui évoquent les mêmes aspects de folies dans la réalité... à tel point que je ne suis même plus capable de savoir si tout cela était bien réel...? Une petite perle à savourer! :) Culte

 

Par Karu - Publié dans : Bibliodyssée
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Jeudi 5 avril 4 05 /04 /Avr 01:31

Prochain arrêt la Lettonie avec Saute de Vent d'Inga Abele.

Pourquoi Pavils montrait-il tant d'animosité envers sa passion, pourquoi était-il jaloux de l'allée où elle traînassait des week-ends entiers jusqu'à la Toussaint, quand les feuilles se détachent des arbres et tombent comme de la laine tondue? On ne peut regarder à deux en même temps par l'oeilleton de l'appareil photo et à deux, on ne peut appuyer sur le déclencheur. C'est une loi de la physique.

Il est des chemins qu'on a non seulement le droit, mais aussi le devoir de parcourir seul. Chacun pour soi.

Une romancière un peu surnaturelle que Inga Abele... Après une première nouvelle d'une dizaine de pages qui tient en 3 phrases, on s'embarque avec le grand-père dans la voiture des enfants qui l'emmènent à la plage pour lui changer les idées... Des descriptions parfois trop longues et souvent ennuyeuses, mais le tout rattrapé par un style particulier qui peu soit attirer soit repousser (pour ma part cela dépendait de mon état au moment de la lecture).

Saute de vent c'est l'histoire d'un jeune couple à travers les yeux d'Ieva. Ses doutes concernant son amour pour Pavils, ce que pense réellement Pavils d'elle, ses peurs, ses envies de tout plaquer, ses rêves quelque peu étranges avec lesquels les images très étranges trouvent soudainement leur homonyme. Un récit perturbant dans les méandres de la pensée d'une femme perdue en elle même qui sait ce qu'elle veut tout en s'empêchant elle même de l'avoir... une lecture très peu pour moi! :p

Saute de vent

Par Karu - Publié dans : Bibliodyssée
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Jeudi 29 décembre 4 29 /12 /Déc 20:23

Premiers pas en Estonie et pas des moindres! Découverte de Jaan Kross avec son roman Le fou du Tzar.

Le fou du Tzar, c'est le colonel Timotheus von Bock, dit Timo, un ex-favori de l'empereur Alexandre Ier qui, pour avoir eu l'audace de lui présenter un projet de constitution pourtant conforme à leurs voeux communs, pour avoir "osé la vérité" en somme, a été condamné à passer neuf ans au secret dans la forteresse de Schlüsselburg. De retour dans sa résidence, ce baron balte va subir une surveillance d'autant plus cruelle qu'elle est exercée par son entourage proche et sa famille même.

À travers le journal de l'arpenteur Jacob Mältik, beau-frère de Timo, Jaan Kross fait revivre l'estonie de jadis et dénonce avec un art consommé la façon dont une société attachante mais fragile peut être minée par les rapports humains.

De ce Fou du Tzar on a pu dire que c'était du Shakespeare en Estonie. C'est assez souligner la grandeur du livre de son auteur.

Je ne suis pas un grand fanatique des romans historiques pour ne pas dire que je les trouve le plus souvent ennuyeux, mais Jaan Kross à réussi à me captiver tout du long... je dois même avouer que si ce roman avait fait le double, je ne l'aurais trouvé que plus appréciable encore! Au journal dont il s'inspire [celui de Jacob], il a pris la liberté d'ajouter des rencontres diverses et variés avec de véritables figures de l'époque dans de nombreux domaines, et si l'on pousse les recherches on pourra retrouver leur trace à chaque lieux et places auxquels nos héros se sont croisés. Difficile de savoir également si Jacob écrivait avec une telle sensibilité et une verve comparable à celle de Shakespeare, mais une chose est sûre, on ne peut pas ne pas reconnaître la grandeur de l'écriture et du travail de Jaan Kross. Le fou du Tzar un roman que je conseil aux amoureux de la belle écriture.

Le fou du Tzar

Par Karu - Publié dans : Bibliodyssée
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Mardi 8 novembre 2 08 /11 /Nov 21:28

J'ai traversé la frontière et me voici en Russie où j'ai tenté d'accompagner Rodion Romanovich Raskolnikov dans sa souffrance et l'expiation de son crime! Résultat: un mal de crâne de 1000 pages! Crime et châtiment de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski.

L'acte fondateur du roman est le meurtre de la vieille usurière, dans un immeuble de Saint-Pétersbourg, par l'étudiant Raskolnikov: sa réflexion sur le mobile du crime, l'influence de Sonia ou une mystérieuse puissance inférieur, poussent le héros à se dénoncer et à devenir l'objet d'un châtiment librement consenti.

C'est pendant les années de bagne que se révèle à lui son amour pour Sonia, et le chemin de la rédemption.

Comme dirait Woody Allen: "J'ai pris un cours de lecture rapide et j'ai pu lire "Guerre et Paix" en vingt minutes. Ça parle de la Russie." Bon le résultat n'est pas aussi philosophique en ce qui me concerne mais je trouve dommage que l'on m'ai fait miroiter avec un résumé comme celui-là en quatrième de couverture! Pour être franc, j'ai passé 980 pages à attendre que Raskolnikov se livre enfin à la police pour que "son amour pour Sonia" se révèle à lui dans l'épilogue!

L'histoire en soi je l'ai trouvé (avec le recul) globalement facile à suivre (sisi), si ce n'est que tous les personnages portent trois noms différents et trouvent toujours le moyen de ne jamais s'appeler avec le même. Les tortures mentales des uns et des autres sont lourde de répétitions et de confusions et de mordage de queue abusifs! Entre la folie, la foi (en lui, en ses "amis", en sa famille, en l'humanité,...), la ruse, la misère, la générosité, les révélations, les indécisions, la morale,... tous les sentiments traversent ce personnage torturé littéralement intérieurement et extérieurement (et aussi volontairement s'il en est), pour le pousser à se convaincre que cet acte qu"il a accomplit, l'a été avec raison et plein d'une logique qui le ronge depuis longtemps et qu'il finit par admettre comme étant plein de bon sens.

Un peu compliqué? Vous trouvez? 

(Je ne dois pas être fait pour les grands classiques... à part ceux avec des elfes dedans! ;) )


Par Karu - Publié dans : Bibliodyssée
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Samedi 17 septembre 6 17 /09 /Sep 01:20

Vous la ressentez l’agressivité???

Moi je la sent bien là! Mais ne vous méprenez pas. Elle n’est aucunement à votre encontre, mais belle et bien à la mienne. Ce cri de rage et de haine n’est uniquement destiné qu’à une seul personne: Moi! Enfin plutôt aux autres enfermés à l’intérieur de moi; oui parce qu’on est plusieurs dans ma tête… mais c’est moi qui commande!

Pourquoi s’engueule-t-il comme ça avec lui-même pensez-vous sûrement?

Pour quelle raison en arrive-t-il à cette animosité envers sa propre personne?

Pourquoi décide-t-il de laver son linge sale en publique?

La réponse est simple: ici vous êtes chez moi, donc je fais ce que je veux! (cqfd)

 

Plus sérieusement je viens pour la première fois à confesse auprès de vous.

[La première fois que mon prof d’histoire-géo m’a demandé si j’allais souvent à confesse (je ne me rappelle plus du contexte alors ne me le demandez pas), je lui ai demandé où c’était situé sur la carte et il m’a envoyé vérifier dans le couloir…

Quelques années plus tard, j’ai pu constater que c’était un homme avec un très grand sens de l’humour; mais apparemment pas les mois en «r»…]

 

Si je viens vers vous aujourd’hui donc, avec cette envie d’expulser ma rage envers moi-même c’est pour la simple et bonne raison que quelque chose bout en moi et que l’une des meilleures solutions que j’ai trouvé pour l’évacuer, outre la possibilité d’aller payer un inconnu pour m’allonger sur son divan, ou celle de devenir un régulier du bistro hétéro-friendly du coin de ma rue (et de risquer par là-même de me retrouver aussi sur le divan d’un/une (en un seul corps) inconnu/e), c’est de vous faire part de ce qui me hante.

 

Bon pour établir les bases, je sais ce que je veux faire, je déborde d’idées (un peu trop à mon goût, pour l’instant), j’arrive à avancer et j’ai pris plusieurs décision concernant ma vie, mon comportement et la façon de me présenter aux gens que je rencontre (self-estime me voici).

En discutant avec plusieurs amis récemment, certains d’entre eux m’ont fait prendre conscience du fait qu’il n’y avait qu’un pas entre se dire « je voudrais être » et « je suis ».

Pendant un bon moment j’ai dit que je voulais être écrivain, que c’était une chose qui me tenait fortement à cœur. Depuis ces conversations et cette petite (mais ô combien importante) prise de conscience, j’ai décidé de me présenter en tant qu’écrivain.

Et bien sur lorsque vous rencontrez quelqu’un qui se présente à vous en vous disant «je suis écrivain», tout de suite vous cherchez dans votre mémoire (la case en haut à gauche) si vous n’avez pas vu son nom sur l’étagère (en haut à gauche aussi) du libraire la semaine dernière.

C’est là que les petits démons interviennent. Ces petits merdeux qui pensent à votre place et qui vous rongent de l’intérieur : «T’as écrit quoi jusqu'à maintenant?», «T’écris dans des journaux?», «Quel genre tu écris?», «Tu as déjà vendu beaucoup?» et le petit dernier (celui avec la cicatrice à l’œil, l’oreille à moitié bouffé et la crête blanche) qui balance plus fort que les autres: «T’as écrit trois pages et tu te dis écrivain!» Celui-là le jour où je reçois mon premier manuscrit imprimé, je lui écrase la gueule avec!

Mais je sais bien qu’il faut commencer quelque part.

Ce n’est pas la peine de gagner une course automobile pour dire qu’on est pilote de course! Ce n’est pas la peine d’avoir trois macarons au Michelin pour dire qu’on est chef cuisinier! Bon en contre partie ce n’est pas parce qu’on sait trouver des veines qu’on est infirmier non plus, ni parce qu’on a passé cinq heures en raid qu’on peut s’estimer rempli de courage, sans peur et qui sait faire face à toutes les situations difficiles (mais c’est quand même bon pour l’estime de soi aussi).

Chaque pratique à ses limites établies grâce auxquelles on peut se situer plus ou moins haut dans l’échelle. Et pour ma part j’accepte très bien le fait de dire que je suis écrivain, alors MA GUEULE ! J’ai des idées, je les développe, je les gonfle, j’y mets du style, bon pas forcément le mien (mais quand même un peu) mais ça fait partie des règles du bas de l’échelle, de ne pas encore savoir quel est le mien. Et ce n’est pas parce que ça ressemble à du «untel» que ça en est !

S’il est jaloux il n’avait qu’à trouver l’idée avant merde !

Vous me suivez un peu ou pas ?

Là où je veux en venir c’est un peu plus loin dans le temps; si après avoir continué à persévérer, à écrire encore et encore, à noircir des tonnes et des tonnes de pages – sous word, si après tout ça rien n’a «physiquement» abouti, comment vais-je me sentir?

Ce n’est pas une chose qui se fait en quelques mois, c’est un travail qui prend du temps et qui va encore en prendre, le temps de trouver mon rythme, mon style, de trouver les bons mots et la façon de les dire!

Est-ce que j’aurai le courage de regarder tous ces gens que j’aurai rencontré jours après jours, mois après mois, années après années, dans le blanc des yeux et leur dire: «Finalement ça n’a pas marché, je n’étais pas fait pour ça il faut croire. »

Sincèrement, oui! Je m’en fou de ce qu’ils pensent, j’aurais fait ce que j’aime et je l’aurais bien fait, comme toutes les choses dans lesquelles je me suis toujours investi!

Et puis les personnes dont le regard m’importe le plus sont justement les personnes qui ne me jugeront pas en fonction de cette non-réussite ou de ce succès (c’est un bien grand mot je sais mais ce n’est pas parce que j’ai des doutes que je n’ai pas de but non plus.)

Je sais ce que je vaux! Je sais ce dont je suis capable! Je sais comment y arriver! Je sais ce qu’il me reste à faire!

Plaît-il…? Vous dites…? «Je commence quand»?

Rhooo ta gueule le démon!!!

Par Karu - Publié dans : Message à caractère informatif
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